Nous sommes partis vers 5h du matin ce 12 juillet 2008 afin de découvrir au lever du soleil l’un des plus beaux sites au monde, le Machu Picchu. Mais lorsque nous sommes arrivés, haletants, nous n’avons vu qu’un très épais manteau de brume. Quelle déception ! Puis progressivement le Machu Picchu s’est offert à nous, et nous avons découvert, quasiment bâtiment par bâtiment, ce site magnifique au grès du don vouloir des nuages. Vers midi, la vue s’était complètement dégagée et nous avons déjeuné avec une vue splendide sur le Machu Picchu. Quel pique-nique mémorable !
Il faut dire que le site naturel du Machu Picchu est plus que magnifique et mérite à lui seul le détour. Lisez un peu cette description : « l’antique citadelle chevauche la selle d’une haute montagne dont les terrasses abruptes dévalent jusqu’à l’épingle à cheveux dessinée par les flots rapides de l’Urubamba, au fond de la vallée. Dominant la scène, le Huayna Picchu se découpe sur un arrière-plan de sommets noyés dans la forêt amazonienne.»
Connaissez vous l’histoire du Machu Picchu ? On ne sait pas grand-chose sur ce site (les Incas ayant une tradition orale qui excluait l’écriture) néanmoins les historiens pensent que l’empereur inca Pachacutec avait souhaité construire une deuxième cité après celle de Cuzco (histoire qui a très probablement inspiré le scénario du dessin animé Kuzco). On trouve sur ce site un temple dédié au Dieu Soleil qui permettait également d’observer les astres, un tombeau royal où l’on a trouvé des momies, des fontaines pour les ablutions religieuses ainsi que des terrasses pour cultiver du maïs pour obtenir l’alcool sacré, la chicha.
L’histoire de la re-découverte de ce site est pour le moins particulière. Le Machu Picchu avait été abandonné des Incas avant l’arrivée des espagnols (probablement car l’empire, divisé par une guerre civile, ne pouvait plus entretenir un tel site où vivait plus de 1000 personnes) si bien que les Incas eux-mêmes avaient oublié jusqu’à l’existence de ce site. C’est probablement pour cette raison que ce site n’a jamais été découvert par les Espagnols et qu’il est demeuré quasiment intact ! En 1911 un américain Hiram Bingham part à la recherche d’un ancien site Vilcabamba. Il rencontre deux paysans qui lui expliquent qu’ils cultivent leur champ sur des ruines enfouies par la forêt. Pour un dollar symbolique, Hiram Bingham suit les paysans et découvre une cité antique dont personne n’avait entendu parlé, le Machu Picchu...
Quand on parle des Incas, on pense souvent au talent de ses maçons, ingénieurs et guerriers. Mais on ignore souvent que ce peuple compta parmi les meilleurs cultivateurs au monde. Les Incas ont en effet mis au point un très ingénieux système de terrasses qui permettait de contrecarrer la difficulté de cultiver des céréales ou des légumes en altitude, surtout pendant la saison sèche.
S’il n’est pas trop difficile de cultiver des pommes de terre ou de la quinoa à plus de 3 000 mètres d’altitude, les Incas avaient du mal à obtenir du maïs. Or cette céréale était très utilisée pour fabriquer de la « chicha », cet alcool de maïs utilisé à des fins religieuses.
Les Incas ont alors procédé à des « expériences agricoles », comme le montre le site de Moray. Ces différents niveaux de terrasses concentriques, étagées en un profond amphithéâtre, ont chacune leur propre microclimat : en fonction de leur profondeur et de leur niveau, il y fait plus ou moins chaud (c’est en bas qu’il fait le plus chaud). Les Incas les auraient utilisées comme laboratoire afin de déterminer les conditions optimales de chaque culture.
Les Incas ont également beaucoup utilisé d’ingénieux systèmes d’irrigation comme le montrent les 16 fontaines du Machu Picchu qui fonctionnent encore !
Enfin, pour garder leur récolte jusqu’à la saison sèche, les Incas construisaient des « colca », des sortes de « greniers en pierre » le long des versants non ensoleillés des canyons ou bien en altitude. Nous avons eu la chance d’en voir plusieurs lors de notre séjour dans le « canyon del colca », le plus grand du monde (avec ses 4 100m de profondeur, il est plus profond que le grand canyon aux Etats-Unis), où nous avons même pu voir de très près des condors, l’oiseau sacré des Incas.
Qui n’a jamais entendu parler des Incas, du Temple du soleil ou encore du Machu Picchu ? Qui n’a jamais regardé un épisode des « Mystérieuses Cités d’or » ?
Le mois que nous avons passé au Pérou nous a permis de mieux connaître l’histoire extraordinaire de cette tribu originaire de la région de Cuzco, qui parvint progressivement à imposer son autorité sur l’ensemble du Pérou, mais aussi en Equateur, en Bolivie et au Nord du Chili et de l’Argentine. Cet empire, qui dura dans toute sa splendeur un siècle seulement (1438-1532), fut établit grâce à l’action d’un homme, l’empereur Inca Pachacutec, l’équivalent péruvien d’Alexandre le Grand ou de Charlemagne. Il installa sa capitale à Cuzco où il fit construire les plus beaux monuments incas, recouverts d’or et de pierres précieuses.
Jusqu’à l’arrivée tardive des Espagnols en 1532, les Incas avaient un mode de vie assez unique, très différent des cultures européennes de l’époque : ils ne connaissaient ni l’écriture ni la roue. Pourtant ils réussirent à construire des monuments splendides et une société stable, très unifiée, vouée au culte du Dieu Soleil.
Très doués pour l’agriculture (cf. article du blog), les Incas pouvaient davantage se consacrer à la construction de cités qui étaient à la fois temples, forteresses, centre administratifs, industriels et agricoles. Le travail des maçons était d’une précision incroyable, comme le montrent la taille et l’emboîtement des blocs de pierre.
Au Pérou comme en Bolivie, en Equateur ou au nord de l’Argentine, on peut trouver des tissus magnifiques, très colorés et très travaillés. Ce tissu andin représente des animaux, des fleurs, des formes géométriques ou bien des êtres humains ou surnaturels.
Souvent tissé à partir de laine de lama ou d’alpaga, il est très utilisé par les femmes comme nappes ou pour transporter leur bébé ou toutes autres marchandises.
Sous les Incas et les plus anciennes cultures andines, le tissu était ce qui existait de plus précieux, c’était une marchandise très recherchée et c’est pour cela que les anciennes traditions de tissage ont survécu, comme vous pouvez le voir sur cette vidéo.
Depuis quelques jours nous sommes arrivés au Pérou par le célèbre lac Titicaca.
Ce pays est très connu pour son histoire Inca et pré-Inca, dont le Macchu Piccu est le symbole. Ce pays est le symbole de l'eldorado et de la vénération du dieu Soleil. Si vous pouvez regardez le dessin animé "Les mystérieuses cités d'or" et les documentaires qui l'accompagnent vous en apprendrez énormément.
Au delà des richesses archéologiques (et parait-il en or) le Pérou possède bien d'autres surprises, notamment par sa diversité géographique :
il possède plus 2000 km de côtes sur l'océan Pacifique.
il est longé par la cordillère des Andes et de nombreux sommets ont plus de 6000 mètres d'altitude.
et surtout la "selva" (forêt amazonienne) couvre plus de 60% du pays !!
Les richesses du pays sont donc aussi environnementales, en effet l'Institut des Ressources Mondiales a inventorié 104 zones biologiques sur la planète et le Pérou en possède 84 !
A la fin de notre périple bolivien, nous nous sommes rendus au lac Titicaca (à la frontière entre la Bolivie et le Pérou) sans trop d'attentes après avoir vu des paysages magnifiques en Bolivie. Nous savions juste qu'avec ses 3 856m d'altitude il est le lac navigable le plus haut du monde. Mais quelle ne fut pas notre surprise devant la beauté de ce lac unique et mystérieux ! Nous avons aussi découvert que ce lac est immense (8 500 m²) et qu'il forme une véritable "mer intérieure".
Sur ses rives et ses îles vivent actuellement les Quechuas et les Aymaras, les plus anciens peuples de la Bolivie. Ce lac est sacré pour eux et joue un rôle central dans les croyances des peuples andins. De ses profondeurs glacées émergea la divinité fondatrice des Incas, Viracocha. Les Incas ont construits de nombreux temples sur les îles du lac. On raconte même qu'une cité inca serait ensevelie sous ses eaux, comme a essayé de le prouver l'expédition du Comandant Cousteau il y a quelques années.
Savez-vous pourquoi ce lac sacré a-t-il été baptisé "Titicaca"? Il y a bien longtemps de cela des tribus pré-Incas vénéraient une roche sacrée (qui se dit "caca" en quechua) qui se trouve sur l'Isla del sol, une île magnifique côté bolivien où nous avons eu la chance d'aller. Un jour ces tribus ont vu les yeux d'un Chat des montagnes (ce qui ce dit "titi") briller sur cette roche sacrée. Or il faut savoir que, dans les croyances andines, cet animal est le serviteur du Dieu de la Montagne, dieu central des cultures pré-Incas. Ces tribus ont alors baptisé le lac "Titicaca", la roche du Chat de la montagne0
A l'occasion de la fin de l'année scolaire, les élèves de l'école Jean Moulin ont monté avec leurs professeurs une exposition afin de montrer à leurs parents et amis tous les travaux qu'ils ont réalisés autour du projet Coeur Vert. Ce fut une véritable réussite, le public ayant été nombreux et les élèves ayant été très fiers de partager toutes ces découvertes.
On peut citer entre autre l'invention d'un jeu question-réponses, marchant à l'électricité, autour des pays et l'environnement, la réalisation de nombreuses affiches sur la protection de l'environnement ainsi que de fiches d'identité des pays traversés par l'équipe Coeur Vert. Parents et amis ont aussi pu réaliser à quel point l'école Jean Moulin est une école propre, un service de ramassage et tri des déchets ayant été mis en place dans la cour de récréation.
Alors bravo à tous les élèves du CE2 au CM2 ainsi qu'à toute l'équipe pédagogique pour cette très belle exposition qui achève en beauté le travail de toute une année sur l'environnement et les pays du monde entier. Merci à vous tous !
Le 21 juin nous avons eu la très grande chance de nous rendre sur le site de Tiwanaku, pères du lac Titicaca, à l'occasion du solstice d'hiver (le jour le plus court de l'année qui annonce la venue de l'hiver) qui est aussi le nouvel an andin.
En ce jour de fête, des milliers d'indiens se sont réunis sur ce site sacré pour voir les premiers rayons du Dieu soleil. Des prêtres ont allumé un grand feu dans lequel ils ont fait brûler des feuilles de coca, des bougies représentant les différents dieux, de l'alcool doux et même un lama offert aux dieux.
Si le soleil apparaît entouré de brume ou d'un halo de lumière rouge, c'est un très mauvais signe dans la culture andine. Par contre si le soleil apparaît jaune vif, comme ce fut le cas cette année, c'est un signe annonciateur de très bonnes nouvelles. Une fois que nos mains ont reçu les premières lueurs du soleil, nous nous sommes mêlés aux rondes de joie qui tournaient au son des flûtes andines.
Parmi la foule se trouvait un invité particulier, le très populaire président bolivien Evo Morales. Il est le premier président de l'Histoire de la Bolivie à être indien (tous les autres présidents étaient des descendants des espagnols) un comble quand on sait que la Bolivie est le pays d'Amérique latine à avoir le plus grand pourcentage de population indienne, avec plus de 80%.
Quelle surprise nous avons eu en arrivant dans la ville de Sucre lorsque l'on nous parle d'empreintes de dinosaures ! En effet, le territoire de la Bolivie était occupé il y a plus de 65 millions d'années par d'innombrables dinosaures. Nous avons pu voir de nos propres yeux des traces dans le sol faites par des dinosaures de plus de 20 mètres de haut. C'est incroyable !
Les dinosaures ont disparu il y a plus de 65 millions d'années à cause d'un changement climatique important. Les scientifiques parlent d'ailleurs de cette période comme de la "5ème disparition", touchant plus de 90% des espèces animales et végétales. Ce qui nous frappe c'est qu'ils ont disparu pour des raisons similaires à ce que les écologistes craignent actuellement : réchauffement climatique rapide et pollution forte. D'ailleurs certains n'hésitent pas à parler de "6ème disparition" pour la période que nous vivons actuellement. Espérons que nous arriverons à l'empêcher.
Alors, comment les boliviens savent qu'il y a eu dinosaures ? Grâce à un mur de plusieurs mètres de haut où l'on peut apercevoir les fameuses traces. Mais ils ne pouvaient pas marcher à la verticale, me direz-vous ? En effet, à l'époque des dinosaures le mur était en fait le sol normal, donc horizontal, mais avec le temps et les mouvements tectoniques la Cordillère des Andes s'est formée et le sol a bougé pour devenir finalement vertical. Maintenant la Bolivie est le plus grand lieu de vestiges au monde, avec 5000 traces de 400 dinosaures répartis en 4 espèces dont le Titanosaure, haut de 36 mètres, pesant plus de 70 tonnes. On peut également voir les traces d'une maman et de son bébé de 4 mètres de haut à côté.
En résumé, ce mur est un formidable patrimoine qui nous montre le passé. Malheureusement, à notre grande surprise, l'endroit n'est pas classé au patrimoine mondial de l'Unesco ce qui en empêche la conservation, il est d'ailleurs menacé par une cimenterie tout proche. De plus, régulièrement l'érosion supprime des traces. Si l'endroit est magique car il nous fait rêver et montre que de tels animaux ont réellement existé, il nous démontre aussi que des espèces aussi grandes et puissantes que les dinosaures ont disparu, et qu'il est important de préserver son environnement.
Nous avons eu le plaisir de recevoir la visite de 3 amis toulousains lors de notre passage en Bolivie. Nous passons donc 3 semaines merveilleuses avec Fabrice, Richard et Bérengère.
Nous nous étions habillés avec des bonnets péuviens typiques pour les recevoir à l'aéroport, mais nous avons été ravis car ils nous ont fait la surprise de sortir de l'avion tout habillés en "Coeur Vert" alors qu'il faisait -5°Celsius... Bravo et merci !!!
Lorsque vous voyagez en Bolivie, il y a un incontournable : le Salar d’Uyuni, au sud ouest du pays, près du Chili. Le paysage est magnifique : des grandes étendues blanches immaculées, un ciel bleu vif et parfois des montagnes voire même une île de cactus (de plus de 12 mètres de hauteur, ce qui est très rare pour un cactus !).
Le Salar est la plus grande croûte de sel du monde : elle mesure 10 582 km2, soit l’équivalent de 2 départements français ! Le Salar serait d’ailleurs le seul point scintillant de la planète observé depuis l’espace.
Mais comment a pu se former cette croûté de sel, au beau milieu du continent sud-américain, à plus de 3 665 mètres d’altitude ?
En fait ce sel s’est déposé lors de l’assèchement d’une mer intérieure qui occupait, il y a environ dix mille ans, une grande partie de l’Altiplano.
La quantité de sel existante dans la saline est évaluée à 64 milliards de tonnes. Mais on y trouve aussi l’une des principales réserves au monde lithium ainsi que de la potasse, du bore et du magnésium. Enfin, une autre particularité du Salar d'Uyuni est que comme il est blanc les perspectives sont faussées, ce qui permet de faire des photos rigolotes comme celle juste en dessous où Eric fait Bouddha et "porte" dans ses mains Claire et Mika.
Après le Salar, nous avons eu la chance de voir d’autres paysages tout aussi grandioses : des geysers, des puits volcaniques, mais aussi des lacs rouges et verts ! La Bolivie réserve de bien belles surprises… Pour toutes les photos allez voir dans la rubrique "Photos" puis "Bolivie".
La Bolivie possède un très grand territoire (environ deux fois celui de la France) et il est le pays le plus haut de l’hémisphère sud mais aussi, et c’est moins connu, celui qui a la plus grande biodiversité au monde.
66 des 112 écosystèmes existants sur terre ont été identifiés sur le territoire bolivien. Ils peuvent être regroupés en 3 grandes catégories : la chaîne andine (et son Altiplano), les vallées intermédiaires et enfin les plaines tropicales.
En Bolivie, les Andes se divisent en deux cordillères (c'est-à-dire chaînes de montagne) au milieu desquelles se trouve un haut plateau (l’Altiplano) d’une altitude moyenne de 3 900 mètres. Il ne pleut presque jamais, les journées sont très ensoleillées mais les nuits sont extrêmement froides. Le sol y est très riche : après les mines d’or et d’argent, on y exploite actuellement des mines d’étain. La faune est également très importante dans les Andes : lamas, vigognes, faucons, flamants roses, et même des pumas !
Les vallées intermédiaires ont une altitude de 1 000 et 3 000 mètres. Ce sont des gorges étroites et profondes, bien abritées des vents et des pluies, qui bénéficient d’un climat semi-tropical, chaud et sec toute l’année. Ces forêts sont humides et riches en insectes et oiseaux tandis que les rivières sont très poissonneuses.
Enfin les très vastes plaines tropicales de Bolivie se trouvent à l’est du pays, à la frontière avec le Brésil, dans la forpet amazonienne. Elles forment une surface plane de faible altitude traversée par de nombreuses rivières et marécages. Les variations climatiques sont assez faibles et il fait en moyenne plus de 25°C toute l’année ! La faune et la flore sont de type tropical : palmiers, forêt vierge, caïmans, reptiles, singes etc.
La Bolivie représente ainsi une très bonne synthèse du relief, du climat, de la faune et de la flore de l’Amérique du Sud. Si vous voulez connaître les différents climats, fleurs et animaux d’Amérique du Sud mais que vous n’avez pas trop de temps, ne visitez qu’un pays, la Bolivie !
Nous sommes arrivés en Bolivie, le Brésil est déjà derrière nous, que le temps passe vite !
La Bolivie est un des pays les plus haut du monde, d'ailleurs une de ses villes les plus importantes La Paz est à 4000 mètres d'altitude. Ce pays est sur la cordillère des andes et n'a aucun accès à la mer. Ici, c'est l'hiver (et oui dans l'hémisphère sud les saisons sont inversées) et comme nous sommes à haute altitude nous risquons d'avoir un peu froid. Heureusement nous pourrons mettre des ponchos et autres bonnets en laine de Lamas !
En allant au Brésil nous voulions absolument assister à un spectacle de capoeira mais nous ne savions pas que nous aurions même la chance de participer à un vrai cours de capoeira avec un très bon professeur et une dizaine de jeunes brésiliens très entrainés !
La capoeira est un art martial africain qui a été inventé par les esclaves du Brésil qui se révoltaient contre l'autorité de leurs maîtres. Très surveillés, ces esclaves ne pouvaient pas se battre réeellement, c'est pour cela qu'ils ont inventé cet art qui se situe entre le combat, la danse et le jeu. Pendant très longtemps, la capoeira a été un sport interdit.
Sur un rythme africain, au milieu d'un groupe de participants, deux personnes "s'affrontent" sans jamais se toucher, avec des mouvements très fluides et circulaires, beaucoup de roulades et d'acrobaties qui requièrent des participants beaucoup d'agilité et de muscles ! Ce sport très populaire au Brésil et maintenant dans le monde entier exige des participants qu'ils soient toujours joyeux et respectueux, une belle école de la vie !
Nous avons beaucoup aimé notre premier cours de capoeira, notamment grâce à la gentillesse et à la patience de nos amis brésiliens qui ne sont jamais moqués de nos piètres performances et qui nous ont tant impressionnés par la beauté de leurs gestes.
Quand on pense au Brésil, on pense à sa musique : samba, bossa nova ou même lambada. Mais le Brésil a un autre atout dans sa poche : sa cuisine.
Dans le Sud du pays, influencé par les grillades argentines, on trouve de très bonnes "churrascarias" : toutes sortes de viandes grillées à volonté. Grâce à un jeton vert d'un coté et rouge de l'autre (un peu comme un feu vert ou un feu rouge), on peut indiquer aux serveurs si l'on veut encore de la viande ou non.
Dans le Nord du pays, l'influence africaine est certaine : on y mange du poisson ou des crevettes cuits dans du lait de coco et avec de l'huile de palme.
Mais il y a un plat qui est très populaire dans tout le pays : la feijoada, plat du dimanche composé de viandes, de riz blanc, d'haricots noirs, de beignets de banane et de farine de manioc. Les brésiliens résument avec beaucoup d'humour l'essence de la cuisine brésilienne: "du riz et des haricots, c'est ça le secret de la cuisne brésilienne".
C'est un peu réducteur car si vous allez au Brésil il vous faut également absolument goûter les "pao de qeijo" (sorte de chouquettes au fromage) ou les fameuses caipirinha (boissons à partir d'alcool de canne à sucre et surtout des délicieux fruits du Brésil que ce soit le citron vert ou le fruit de la passion).
Rio occupe une place particulière dans le coeur des brésiliens qui l'appellent "la ville merveilleuse". Il faut dire que cette ville, située sur la côte atlantique, entourée de plages, d'îles et de pains de sucre, fut la capitale du Brésil jusqu'en 1960 (désormais c'est Brasilia, au coeur du pays, qui est la capitale). C'est une ville très vivante où l'on peut goûter la cuisine des différentes régions du Brésil et écouter toutes sortes de musiques brésiliennes.
La ville est surplombée par une statue connue dans le monde entier, le "cristo redentor", qui a été construit en 1931. Cette statue mesure 30 mètres de haut sur 28 mètres de large et de cette colline (à 700 mètres d'altitude) il y a la plus belle vue de Rio, notamment sur un très grand pain de sucre magnifique.
Les cariocas (les habitants de Rio) aiment beaucoup aller à la plage le week-end, pour bronzer, faire du beach volley ou faire du surf. Le plage de Copacabana est connue dans le monde entier mais la plage la plus à la mode est désormais Ipanéma. Depuis ces longues plages de sable fin, on peut voir les "fôrets" d'immeubles qui constituent la ville mais aussi les favelas, ces quartiers de briques et de tôles où vivent les habitants les plus pauvres de Rio, en général sur les hauteurs de la ville.
Les élèves de la grande section de l’école des Cloïs à Paris ont beaucoup travaillé toute l’année autour du projet Cœur Vert. Une partie importante de ce travail a été consacrée aux voyages via les arts plastiques comme en témoignent ces nombreuses photos ! Le résultat est très varié et très beau, en voici un florilège :
Peintures chinoises à l’encre de chine(cliquez sur les images pour les faire défiler)
Dessins d’art aborigène,
Exercices graphiques à la manière aborigène,
Patchworks de motifs tahitiens,
Peinture collective 3m sur 1 (empreintes de mains, contours et chemins "voyage en Australie"),
Ecritures en chinois
(autour des photos des élèves photographiés avec un chapeau conique et du nom qu’ils se sont choisis)
Dessins pour le concours sur l’île de Pâques
Réalisations de costumes d’ornithorynques très détaillés
Pour la fête des mères, les enfants ont même confectionné une carte pour leur maman en patchwork tahitien avec des motifs originaux (l'arbre à pain, l'ananas, trompette de l'ange, protéa); ils ont adoré et n'arrêtent plus de plier et découper des morceaux de papier!
Enfin les enfants se sont même choisis un nom aborigène ainsi qu'un totem !
Bravo à tous pour ces travaux, comme l’a dit votre maîtresse, non seulement vous avez réalisé de très beaux dessins mais en plus vous avez un sacré goût des couleurs !
Un grand merci à tous les enfants, à Yolaine, à Antoine et un merci tout particulier à Christelle pour tout le travail qu’elle a réalisé avec les enfants !
Quand on parle d’écologie et du Brésil, on pense
immédiatement à la déforestation de l’Amazonie.
Mais le Brésil connaît une autre tragédie: la destruction
progressive de ses 8 000 km de côtes et d’îles qui sont plus que magnifiques !
Le Brésil en effet les surexploite avec ses compagnies pétrolières
(qui extraient de très grandes quantités de pétrole
des fonds marins), ses compagnies de pêche industrielle, son industrie
immobilière ou encore son tourisme de masse.
L’océan est pourtant l’écosystème
le plus fragile de la planète, le réchauffement
climatique et la surexploitation le mettant d’autant
plus en danger. Dans cet écosystème, les îles
ont un rôle un part : ce sont les acteurs les
plus « riches » mais aussi les plus
menacées. D’une part, elles ont une biodiversité extrêmement
variée. Elles sont aussi un « tampon » essentiel
entre les continents et l’océan. Sans elles
par exemple, le pollen de certaines espèces d’Afrique
n’aurait jamais pu arriver en Amérique Latine,
passant d’abord sur des îles avant d’atteindre
le continent. Il en est de même des oiseaux migrateurs
qui s’y reposent, des baleines, etc.
Mais d’autre part les îles sont menacées,
plus encore que les côtes, car elles sont « fermées ».
Au moindre problème ou déséquilibre,
c’est tout l’équilibre de l’île
qui est perturbé. De plus, les îles de l’atlantique,
après celles du pacifique, sont les premières
touchées par le réchauffement climatique. Ainsi
déjà certaines espèces ont disparu et
certains poissons ont réduit en taille alors que les
pêcheurs ne sont pas préparés à de
tels changements.
C’est à ce grave problème que s’est
attelé Alexandro, 36 ans, biologiste de formation, en créant "Instituto Ilhas do Brazil". Si vous voulez savoir comment il s'y prend avec son équipe pour faire face à un si grand danger, cliquez ici .
Ce message s´adresse à toutes les écoles et gens aui suivent le projet Coeur Vert. Un de nos interlocuteurs brésilien a tenu à vous féliciter. C´est dans la vidéo ci-dessous.
Nous sommes allés au parc d’Iguaçu pour voir les fameuses chutes mais quelle fut pas notre surprise de voir, très facilement, de très nombreux animaux : des coatis (sorte de lémuriens), des caïmans, des vautours, des petits iguanes et même une énooooorme araignée toute poilue, brrr…
A la frontière des deux grands géants que sont le Brésil et l’Argentine se trouve des chutes d’eau gigantesques qui sont bien à l’image de ces deux pays, les chutes d’Iguaçu.Ces chutes d’eau sont tout simplement magnifiques, énormes, époustouflantes et aucune photo ou vidéo ne rendront jamais aussi bien.
Au sud du Brésil naît le fleuve Iguaçu (qui signifie en indien guarani « grandes eaux »). Pendant plus de 600 km il recueille les eaux d’une douzaine d’affluents. Il se transforme progressivement en un gigantesque fleuve majestueux qui descend brusquement à la fin du plateau brésilien pour rejoindre l’Argentine.
C’est là que le fleuve se divise en 275 chutes sur plus de 3 km. Certaines chutes mesurent jusqu’à 80 mètres de haut. Elles sont plus larges que les chutes Victoria (en Afrique) et plus hautes que les chutes du Niagara (en Amérique du Nord). D’après les argentins et les brésiliens, elles seraient même « les plus belles au monde ». A défaut d’en avoir vu d’autres aussi importantes, nous sommes bien d’accord avec eux…
Nous sommes arrivés au Brésil. Pays du football, de la samba et d´un trés grand métissage de la population nous sommes trés impatient de le découvrir et de vous le faire partager.
Quand on évoque les Andes, on pense tout de suite au Pérou ou à la Bolivie or elles sont bien et belles présentes en Argentine !
Nous avons mené notre petit enquête sur les Andes et sur ses habitants, les descendants des derniers Incas.
La cordillère des Andes, qui se trouve tout le long de l'Amérique du Sud, est la plus grande chaîne de montagnes au monde. Elle fait 8 000 km de long ! Sa hauteur moyenne est de 4 000 mètres (et son sommet le plus haut est l'Aconcagua -6 959m- qui se trouve en Argentine).
Les Incas, qui ont étendu leur empire du Pérou jusqu'au Nord du Chili et de l'Argentine, ont choisi de s'installer sur les hauts plateaux andins, à plus de 3 000 mètres ! Leurs descendants y vivent encore aujourd'hui. En quechua (la langue des incas), on appelle ces hauts plateaux "la puna". C'est là que l'on peut trouver des lamas, des cardons (des grands cactus), l'ichu (cette herbe que mange les lamas) et aussi, de façon plus exceptionnelle, des salines, ces grandes étendues de sel qui sont utilisées par l'Homme à plus de 4 000 mètres d'altitude !
Enfin le Condor, l'animal- roi des Andes, habite ces hauts plateaux. Cet oiseau immense (le 2e après l'albatros) est un animal sacré pour les Incas.
Vous pouvez retrouver ces éléments en visionnant cette vidéo, au son d'une chanson écrite et interprétée par une chanteuse de la région, Monica Pangona.
Si nous vous avons vantés les mérites du bambou dans l’article précédent nous allons ici vous parler d’une autre propriété fantastique qu’il possède : il est très bon pour faire des puits carbone et lutter contre le réchauffement climatique.
Quel est le problème avec « le dioxyde de carbone » (CO²) ?
Rappelez-vous quand nous étions venus dans votre classe nous avions parlé du réchauffement climatique et de l’effet de serre. Nos voitures, ou nos usines, rejettent des gaz polluants qui contiennent du dioxyde de carbone (CO²). Celui-ci joue un rôle très important dans le réchauffement climatique car il garde la chaleur. C’est ce que l’on appelle l’effet de serre.
Comment combattre ce problème ?
Pour éviter le réchauffement climatique nous devons faire beaucoup d'actions, et commencer bien entendu par polluer le moins possible (en utilisant sa voiture au minimum par exemple). Mais nous devons aussi planter des arbres. En effet, les arbres ont la fabuleuse propriété d’absorber le CO² et de rejeter de l’oxygène (c’est l’air que nous respirons). Voilà pourquoi vous entendez souvent qu’il ne faut pas couper les forêts et qu’il faut replanter des arbres : pour réduire l’effet de serre !
Lorsque vous plantez beaucoup d’arbres, une forêt entière vous créez ce que l’on appelle un puit carbone, c’est-à-dire un endroit qui va « manger » beaucoup de ce gaz nocif et ainsi aider à diminuet le phénomène de l'effet de serre.
Le bambou est très bon pour les puits carbone.
Les puits carbone sont indispensables maintenant pour sauver la planète et le bambou est un arbre très bon pour en faire. Petits exercices de mathématiques :
Un hectare d'arbres adultes absorbe 30 à 40 tonnes de CO². Mais sur un hectare de terrain, il pousse trois fois plus de bambou que d’arbres. Du coup, un hectare de bambous absorbe plus qu’un hectare de forêt : 120 tonnes.
De plus, si un arbre est planté, il faut attendre 40 ans avant qu’il ne devienne adulte et absorbe une telle quantité de CO². Un bambou ne met que 3 ans pour devenir adulte. On gagne donc 37 ans d’absorption de CO².
Enfin le bambou « garde » le CO² dans ses racines et non dans ses tiges si bien que lorsqu’il est coupé, le CO² ne revient pas l’atmosphère contrairement à ce qui se passe lorsque l’on coupe une plante ou bien un arbre « normal ».
Toutes ces qualités font du bambou une réelle alternative écologique et un outil très utile pour lutter contre le réchauffement climatique. Ne voyons plus le bambou que comme une plante qui gêne au fond de notre jardin et qu’il nous faut absolument couper mais au contraire un ami pour notre futur.
Si vous êtes intéressés par les puits carbone sachez que vous pouvez aider à planter des arbres qui capteront le CO² que vous générés chaque jours en allant sur ce site : Action Carbone.