Un petit mot pour vous signaler le blog que vient d'ouvrir Christelle, enseignante de Paris qui avait participé de façon on ne peut plus active à coeur vert (vous vous souvenez les créations artistiques en maternelle...).
Elle a eu une très bonne idée: envoyer des doudous à Haïti pour soutenir les enfants!
Un petit mot pour vous signaler le blog que vient d'ouvrir Christelle, enseignante de Paris qui avait participé de façon on ne peut plus active à coeur vert (vous vous souvenez les créations artistiques en maternelle...).
Elle a eu une très bonne idée: envoyer des doudous à Haïti pour soutenir les enfants!
Depuis le retour nous faisons une deuxième tournée des écoles. Cela permet aux élèves de nous montrer leurs travaux, et de nous expliquer ce qu'ils ont appris au cours de leur année "Coeur Vert". Nous faisons un bilan avec eux de notre expérience.
Nous sommes très fiers de leur engagement, et de leur sensibilisation forte aux enjeux de l'écologie. Un grand bravo à tous les élèves, et leurs professeurs
Les 9,10 et 11 octobre nous avons été conviés au "Forum mondial pour l'environnement" à Lille. Cet évènement réunissait des acteurs du développement durable de toute la planète, nous avons d'ailleurs eu la chance de découvrir Wangari Maathai , prix nobel de la paix en 2004 pour son action en faveur des arbres au Kenya.
Nous sommes intervenus pendant 1h30 afin de présenter, et débattre auour de notre projet, plus de 800 personnes ayant assisté à la présentation.
Fin du mois d'août, ca y est nous sommes rentrés en France... Pauline a bien compris notre état d 'esprit en nous transmettant ces quelques vers...
Voyageur, voyageur, accepte le retour,
II n'est plus place en toi pour de nouveaux visages,
Ton rêve modelé par trop de paysages,
Laisse-le reposer en son nouveau contour.
Fuis l'horizon bruyant qui toujours te réclame
Pour écouter enfin ta vivante rumeur
Que garde maintenant de ses arcs de verdeur
Le palmier qui s'incline aux sources de ton âme.
Les tortues géantes pèsent en moyenne 220 kg et mesurent 1,2 mètre. Il est donc tout à fait possible de rentrer dans une carapace ! Elles ont une espèrance de vie entre 150 et 200 ans. Avant 1535, il y avait plus de 250 000 tortues géantes aux Galapagos. Il n'en reste plus que 15 000, les pirates et les baleiniers les ayant utilisées pour se nourir. Une tortue pouvant vivre très longtemps sans eau ni nourriture, ils les emmenaient à bord et ne les tuaient que lorsque les vivres étaient épuisées.
Il y a de très nombreux iguanes marins (les petits noirs) et terrestres (plus rares, ils sont beiges et plus grands) sur les Galapagaos. Si les reptiles sont ainsi dominants, c'est grâce à l'absence totale, pendant des années, de mamifères terrestres de grande taille (comme c'était le cas sur le reste de la planète il y a très longtemps).
Les pingouins se trouvent dans l'hémisphère nord tandis que les manchots se trouvent dans l'hémisphère sud. Il y a donc des manchots aux Galapagos et ils nagent très très vite comme nous vons pu le constater... Il est très facile en effet de voir des animaux aux Galapagos, que ce soit sur terre ou sous l'eau avec un masque et un tuba.
Les bébés otaries sont très curieux et adorent nager avec les humains. Ils s'approchent très près de nous, du masque exactement ce qui peut être impressionant, et tout d'un coup s'en vont sans qu'on ne puisse ni les toucher ni les suivre longtemps. Nous avons même eu la chance de voir un bébé otarie venir mordiller le dos d'un requin à pointe blanche pour qu'il joue avec lui mais ce dernier a continué sa route, indifférent...
Depuis la venue du naturaliste Charles Darwin sur les Galapagos, ces îles ont capturées l'imagination dans le monde entier et c'était pour nous un rêve (vert!) que de terminer notre tour du monde par cet endroit mythique.
Quelques faits tout d'abord sur les Galapagos: il y a 15 îles principales et 12 îles plus petites. Elles sont nées du sol de l'océan pacifique (et non du détachement de terres du continent), à 1 000 km de la côte de l'Equateur. Ces îles contienent encore d'importants volcans actifs. L'île d'Isabela a même le deuxième plus grand cratère au monde !
Mais ces îles sont surtout connues pour les animaux extraordinnaires qu'elles abritent: tortues géantes, iguanes, fous à pattes bleues, requins à pointe blanche, raies, otaries,etc...
La majorité des reptiles et des oiseaux terrestres des Galapagos sont endémiques aux îles, ce qui veut dire que ces espèces n'existent que sur les Galapagos ! Il y a des centaines de milliers d'années, des plantes et des animaux ont migré sur ces îles (poussés par le vent ou sur un bout de bois flottant) et ce sont adaptés aux conditions des Galapagos. Ils ont du coup différé de plus en plus de leurs ancêtres du continent. Il faut savoir en effet que ces îles n'ont jamais été colonisées par des polynésiens contrairement aux autres îles du Pacifique ce qui a permis de les garder intactes et d'en faire un véritable paradis écologique. Elles ont été découvertes en 1535 par un évèque espagnol qui voyogeait du Panama vers le Pérou et qui a baptisé ces îles les "îles tortues" (galapagos en espagnol). Les Galapagos appartiennent à l'Equateur depuis 1832 et les premiers touristes sont arrivés dans les années 1960.
Mais bien que ces îles soient devenues un parc national protégé depuis 1959, de nombreuses menaces pèsent sur les Galapagos depuis une dizaine d'années. Malgré les restrictions concernant la venue de touristes, il y a trop d'humains sur ces îles, de nombreux équatoriens étant venus s'y installer. Par conséquence, de nombreuses espèces étrangères (chiens, vaches, chèvres, etc) ont été introduites et elles détruisent l'équilibre naturel de l'île (par exemple de nombreuses vaches piètinent les oeufs de tortues géantes). Enfin les Galapagos manquent cruellement d'une politique de développement durable à long terme qui permettrait notamment de débloquer des fonds pour combattre la pêche illégale ou pour aider les animaux (tels que les baleines ou les oiseaux migrateurs) qui ne retrouvent par leur route à cause du réchauffement climatique. Espèrons que l'appel de l'UNESCO qui a inscrit en 2007 les Galapagos à la "liste du patrimoine mondial en péril" sera entendu par les touristes, le gouvernement équatorien et la communauté internationale.
Nous sommes partis en Equateur car le nom nous plaisait mais pour être honnête, nous ne savions rien de ce petit pays... Nous n'avons pas été déçu par ces quatre semaines passées en Equateur avec au programme l'aboutissement d'un rêve avec les Galapagos, du vélo dans "l'allée des volcans" (l'Equateur a notamment l'un des volcans les plus actifs au monde!), la découverte du peintre équatorien Guayasamin, de l'aventure en Amazonie et l'achat d'artisannat équatorien avec les fameux chapeaux "panama".
Nous avons aussi, pour la première fois de notre tour du monde, visité un pays sous la pluie quasimment tous les jours... C'est aussi dans ce petit pays que se termine notre aventure, après 11 mois de voyage.
Les sentiments sont mitigés : nous sommes très contents à l'idéee de rentrer en France et de retrouver amis et famille mais en même temps déjà un peu nostalgiques de ce beau "bébé" que fut ce tour du monde...
Voici un petit récapitulatif des actions menées par la classe de 6°5 sous l'impulsion d'Ingrid Fraisier, la professeur principale, mais aussi de toute l'équipe pédagogique:
voyage dans les pyrénées sur le site du Puigmal sur le thème des énérgies renouvelables,
visite d'un moulin qui fabrique du papier recyclé,
réalisation de résumés et d'affiches concernant les différents projets Coeur Vert. Ces panneaux ont été exposé dans le cadre de la semaine de l'environnement au château de Valmy,
participation à la semaine de l'environnement et visite du sentier d'interprétation de Valmy,
exposition le 20 juin 2008 de toutes les réalisations de la classe (slogan en anglais, fleurs fantastiques en arts plastiques, maison écologique en histoire-géographie, biodiversité en SVT...) travaux présentés lors de la journée porte-ouverte aux élèves, enseignants, parents et élus.
Voici un petit récapitulatif des actions menées par la classe de 6°5 sous l'impulsion d'Ingrid Fraisier, la professeur principale, mais aussi de toute l'équipe pédagogique :
Les élèves ont été très enthousiastes et très motivés tout au long de l'année et souhaitent poursuivre un travail sur le thème du développement durable (peut être sous forme d'un club).
Merci beaucoup à tous, professeurs et élèves, pour ce travail très impressionant et notamment pour avoir toujours cherché à partager vos découvertes au sein du collège et à l'extèrieur !
Durant les derniers mois de notre tour du monde, nous avons eu encore plus de visite : Laurent, Antoine, Yohann, Laurence, Chantal, Pauline et Jérôme !
Merci beaucoup à tous d'être venus, cela nous a fait extrêmement plaisir ! Merci aussi à tous ceux qui ont continué à nous suivre depuis la France, et notamment aux enfants qui ont continué à nous envoyer des messages pendant les vacances !
Nous avons fait 4 jours de randonnée dans la Cordillère blanche, au nord du Pérou. Ces montagnes sont incroyables ! Elles portent ce nom à cause de la roche très claire qui les compose mais cela pourrait être aussi à cause de la neige qui les recouvre.
La cordillère blanche comporte pas moins de 50 sommets de plus de 5700 mètres (alors qu'il n'y a aucun sommet de 5 700 mètres en Europe et trois seulement en Amérique du Nord). Le plus haut sommet de la Cordillère blanche (et du Pérou) est le Huascaran, à 6768 mètres, ce qui en fait le plus haut sommet au monde qui se trouve dans les tropiques.
Nous ne sommes pas allés aussi haut, le point le plus haut du trek de Santa Cruz étant le col Punta Union à 4760 mètres. Mais pendant 4 jours nous avons eu la chance de voir tous ces sommets et de planter notre tente à leur pied et ce fut magique !
La première fois que nous avons vu ce chien noir sans poils, nous avons pensé "quelle horreur ! Que lui est-il arrivé pour être aussi moche ?"
Nous avions tort de penser ainsi car en fait le chien péruvien (ce serait le nom de cette espèce) est un véritable trésor national au Pérou !
La présence de ce chien dans ce pays remonte à la nuit des temps. On en a même retrouvé des représentations sur des objets appartenant aux cultures pré-incas. Aujourd'hui il est malheureusement en voie de disparition mais les péruviens font tout pour sauver cette espèce si particulière et si utile. Il faut savoir que le chien péruvien a la particularité d'avoir une température corporelle très élevée, à 40°C ! Beaucoup de péruviens utilisent ce chien comme "petit chauffage" en le serrant dans leurs bras ! De plus, ce chien est le seul chien au monde à ne pas avoir de dents sur le côté. Du coup sa langue pend sur le côté et il a des difficultés pour ronger des os. Pendant très longtemps ce chien se nourrissait exclusivement d'herbes et d'infusions ! Un chien végétarien, voilà qui est original ! Ce chien est également un très bon pêcheur grâce à ses pattes palmées. Nous l'avons vu en train de nager et c'est vraiment impressionant.
Nous sommes partis vers 5h du matin ce 12 juillet 2008 afin de découvrir au lever du soleil l’un des plus beaux sites au monde, le Machu Picchu. Mais lorsque nous sommes arrivés, haletants, nous n’avons vu qu’un très épais manteau de brume. Quelle déception ! Puis progressivement le Machu Picchu s’est offert à nous, et nous avons découvert, quasiment bâtiment par bâtiment, ce site magnifique au grès du don vouloir des nuages. Vers midi, la vue s’était complètement dégagée et nous avons déjeuné avec une vue splendide sur le Machu Picchu. Quel pique-nique mémorable !
Il faut dire que le site naturel du Machu Picchu est plus que magnifique et mérite à lui seul le détour. Lisez un peu cette description : « l’antique citadelle chevauche la selle d’une haute montagne dont les terrasses abruptes dévalent jusqu’à l’épingle à cheveux dessinée par les flots rapides de l’Urubamba, au fond de la vallée. Dominant la scène, le Huayna Picchu se découpe sur un arrière-plan de sommets noyés dans la forêt amazonienne.»
Connaissez vous l’histoire du Machu Picchu ? On ne sait pas grand-chose sur ce site (les Incas ayant une tradition orale qui excluait l’écriture) néanmoins les historiens pensent que l’empereur inca Pachacutec avait souhaité construire une deuxième cité après celle de Cuzco (histoire qui a très probablement inspiré le scénario du dessin animé Kuzco). On trouve sur ce site un temple dédié au Dieu Soleil qui permettait également d’observer les astres, un tombeau royal où l’on a trouvé des momies, des fontaines pour les ablutions religieuses ainsi que des terrasses pour cultiver du maïs pour obtenir l’alcool sacré, la chicha.
L’histoire de la re-découverte de ce site est pour le moins particulière. Le Machu Picchu avait été abandonné des Incas avant l’arrivée des espagnols (probablement car l’empire, divisé par une guerre civile, ne pouvait plus entretenir un tel site où vivait plus de 1000 personnes) si bien que les Incas eux-mêmes avaient oublié jusqu’à l’existence de ce site. C’est probablement pour cette raison que ce site n’a jamais été découvert par les Espagnols et qu’il est demeuré quasiment intact ! En 1911 un américain Hiram Bingham part à la recherche d’un ancien site Vilcabamba. Il rencontre deux paysans qui lui expliquent qu’ils cultivent leur champ sur des ruines enfouies par la forêt. Pour un dollar symbolique, Hiram Bingham suit les paysans et découvre une cité antique dont personne n’avait entendu parlé, le Machu Picchu...
Quand on parle des Incas, on pense souvent au talent de ses maçons, ingénieurs et guerriers. Mais on ignore souvent que ce peuple compta parmi les meilleurs cultivateurs au monde. Les Incas ont en effet mis au point un très ingénieux système de terrasses qui permettait de contrecarrer la difficulté de cultiver des céréales ou des légumes en altitude, surtout pendant la saison sèche.
S’il n’est pas trop difficile de cultiver des pommes de terre ou de la quinoa à plus de 3 000 mètres d’altitude, les Incas avaient du mal à obtenir du maïs. Or cette céréale était très utilisée pour fabriquer de la « chicha », cet alcool de maïs utilisé à des fins religieuses.
Les Incas ont alors procédé à des « expériences agricoles », comme le montre le site de Moray. Ces différents niveaux de terrasses concentriques, étagées en un profond amphithéâtre, ont chacune leur propre microclimat : en fonction de leur profondeur et de leur niveau, il y fait plus ou moins chaud (c’est en bas qu’il fait le plus chaud). Les Incas les auraient utilisées comme laboratoire afin de déterminer les conditions optimales de chaque culture.
Les Incas ont également beaucoup utilisé d’ingénieux systèmes d’irrigation comme le montrent les 16 fontaines du Machu Picchu qui fonctionnent encore !
Enfin, pour garder leur récolte jusqu’à la saison sèche, les Incas construisaient des « colca », des sortes de « greniers en pierre » le long des versants non ensoleillés des canyons ou bien en altitude. Nous avons eu la chance d’en voir plusieurs lors de notre séjour dans le « canyon del colca », le plus grand du monde (avec ses 4 100m de profondeur, il est plus profond que le grand canyon aux Etats-Unis), où nous avons même pu voir de très près des condors, l’oiseau sacré des Incas.
Qui n’a jamais entendu parler des Incas, du Temple du soleil ou encore du Machu Picchu ? Qui n’a jamais regardé un épisode des « Mystérieuses Cités d’or » ?
Le mois que nous avons passé au Pérou nous a permis de mieux connaître l’histoire extraordinaire de cette tribu originaire de la région de Cuzco, qui parvint progressivement à imposer son autorité sur l’ensemble du Pérou, mais aussi en Equateur, en Bolivie et au Nord du Chili et de l’Argentine. Cet empire, qui dura dans toute sa splendeur un siècle seulement (1438-1532), fut établit grâce à l’action d’un homme, l’empereur Inca Pachacutec, l’équivalent péruvien d’Alexandre le Grand ou de Charlemagne. Il installa sa capitale à Cuzco où il fit construire les plus beaux monuments incas, recouverts d’or et de pierres précieuses.
Jusqu’à l’arrivée tardive des Espagnols en 1532, les Incas avaient un mode de vie assez unique, très différent des cultures européennes de l’époque : ils ne connaissaient ni l’écriture ni la roue. Pourtant ils réussirent à construire des monuments splendides et une société stable, très unifiée, vouée au culte du Dieu Soleil.
Très doués pour l’agriculture (cf. article du blog), les Incas pouvaient davantage se consacrer à la construction de cités qui étaient à la fois temples, forteresses, centre administratifs, industriels et agricoles. Le travail des maçons était d’une précision incroyable, comme le montrent la taille et l’emboîtement des blocs de pierre.
Au Pérou comme en Bolivie, en Equateur ou au nord de l’Argentine, on peut trouver des tissus magnifiques, très colorés et très travaillés. Ce tissu andin représente des animaux, des fleurs, des formes géométriques ou bien des êtres humains ou surnaturels.
Souvent tissé à partir de laine de lama ou d’alpaga, il est très utilisé par les femmes comme nappes ou pour transporter leur bébé ou toutes autres marchandises.
Sous les Incas et les plus anciennes cultures andines, le tissu était ce qui existait de plus précieux, c’était une marchandise très recherchée et c’est pour cela que les anciennes traditions de tissage ont survécu, comme vous pouvez le voir sur cette vidéo.
Depuis quelques jours nous sommes arrivés au Pérou par le célèbre lac Titicaca.
Ce pays est très connu pour son histoire Inca et pré-Inca, dont le Macchu Piccu est le symbole. Ce pays est le symbole de l'eldorado et de la vénération du dieu Soleil. Si vous pouvez regardez le dessin animé "Les mystérieuses cités d'or" et les documentaires qui l'accompagnent vous en apprendrez énormément.
Au delà des richesses archéologiques (et parait-il en or) le Pérou possède bien d'autres surprises, notamment par sa diversité géographique :
il possède plus 2000 km de côtes sur l'océan Pacifique.
il est longé par la cordillère des Andes et de nombreux sommets ont plus de 6000 mètres d'altitude.
et surtout la "selva" (forêt amazonienne) couvre plus de 60% du pays !!
Les richesses du pays sont donc aussi environnementales, en effet l'Institut des Ressources Mondiales a inventorié 104 zones biologiques sur la planète et le Pérou en possède 84 !
A la fin de notre périple bolivien, nous nous sommes rendus au lac Titicaca (à la frontière entre la Bolivie et le Pérou) sans trop d'attentes après avoir vu des paysages magnifiques en Bolivie. Nous savions juste qu'avec ses 3 856m d'altitude il est le lac navigable le plus haut du monde. Mais quelle ne fut pas notre surprise devant la beauté de ce lac unique et mystérieux ! Nous avons aussi découvert que ce lac est immense (8 500 m²) et qu'il forme une véritable "mer intérieure".
Sur ses rives et ses îles vivent actuellement les Quechuas et les Aymaras, les plus anciens peuples de la Bolivie. Ce lac est sacré pour eux et joue un rôle central dans les croyances des peuples andins. De ses profondeurs glacées émergea la divinité fondatrice des Incas, Viracocha. Les Incas ont construits de nombreux temples sur les îles du lac. On raconte même qu'une cité inca serait ensevelie sous ses eaux, comme a essayé de le prouver l'expédition du Comandant Cousteau il y a quelques années.
Savez-vous pourquoi ce lac sacré a-t-il été baptisé "Titicaca"? Il y a bien longtemps de cela des tribus pré-Incas vénéraient une roche sacrée (qui se dit "caca" en quechua) qui se trouve sur l'Isla del sol, une île magnifique côté bolivien où nous avons eu la chance d'aller. Un jour ces tribus ont vu les yeux d'un Chat des montagnes (ce qui ce dit "titi") briller sur cette roche sacrée. Or il faut savoir que, dans les croyances andines, cet animal est le serviteur du Dieu de la Montagne, dieu central des cultures pré-Incas. Ces tribus ont alors baptisé le lac "Titicaca", la roche du Chat de la montagne0
A l'occasion de la fin de l'année scolaire, les élèves de l'école Jean Moulin ont monté avec leurs professeurs une exposition afin de montrer à leurs parents et amis tous les travaux qu'ils ont réalisés autour du projet Coeur Vert. Ce fut une véritable réussite, le public ayant été nombreux et les élèves ayant été très fiers de partager toutes ces découvertes.
On peut citer entre autre l'invention d'un jeu question-réponses, marchant à l'électricité, autour des pays et l'environnement, la réalisation de nombreuses affiches sur la protection de l'environnement ainsi que de fiches d'identité des pays traversés par l'équipe Coeur Vert. Parents et amis ont aussi pu réaliser à quel point l'école Jean Moulin est une école propre, un service de ramassage et tri des déchets ayant été mis en place dans la cour de récréation.
Alors bravo à tous les élèves du CE2 au CM2 ainsi qu'à toute l'équipe pédagogique pour cette très belle exposition qui achève en beauté le travail de toute une année sur l'environnement et les pays du monde entier. Merci à vous tous !